Week-end de ski de montagne dans les Ecrins avec l'Esmug

Après avoir découvert ma vocation à l'Esmug et au Gucem à la fin des années 90 (déjà !), j'aime à rendre un peu de passion à ces nobles institutions cuvettardes qui ont contribué à donner un nouveau sens à ma vie. 

Elève en sport noté pendant mes études, puis des années d'initiateur escalade à encadrer à Halle Chartreuse, la SAE mythique, puis des années à faire le BE escalade le jeudi après-midi en falaise, les soirs, les week-ends à Orpierre, Calanques, Verdon... et enfin des sorties montagne en tant que guide, alpinisme en Suisse l'an passé, dry cet hiver, et ski ce printemps. La boucle est bouclée, l'histoire continue !

Pour ce qui est la clôture de la saison de nos amis étudiants et jeunes travailleurs, nous nous rendons dans les Ecrins, un massif qui m'est cher. Plus précisément, le premier jour, dans le très sauvage vallon de Bonnepierre, où j'ai grandi comme skieur, en compagnie de mes inoubliables compagnons du BLMS à qui je dois énormément. Ma vie serait sans doute très différente aujourd'hui si je n'avais pas croisé leur chemin. Je ne l'oublierai jamais. 

En remontant ce vallon que je connais si bien, un sentiment de malaise m'envahit. Je ne me sens pas tranquille, je sens planer comme une menace. Mon flair légendaire ne me trompe jamais. Pas une menace, mais La Menace ! Tout pimpant, skis légers aux pieds, Ray-Ban Wayfarer vissées sur le nez, Orthovox F1 d'époque autour du nombril, lingots d'or dépassant de la poche de son pantalon, le beau Meusien ride la moquette depuis la station météo flanqué de son truculent pater, que je n'avais pas vu depuis une bonne décennie ! Embrassades et accolades de bon coeur pendant que les étudiants patientent au soleil sur une croupe. Salut le M, tu m'as fait plaisir ! Si je m'étais douté ! Pourtant, j'ai bien regardé et je n'ai point remarqué de 106S16 rouge Lucifer sur le parking, comme quoi...

Le reste du trip ? Top ! Du très bon ski les deux jours, des parties de coinche endiablées au Chatelleret (dont nous tairons pudiquement les scores et les branlées prises par nos jeunes joueurs face à l'équipe de l'ancien...), un excellent chocolat chaud chez Frédi et Nath, et une brèche de la Meije rondement menée par notre équipe de 7 rideurs de choc. Un super team plutôt très à l'aise, un niveau de ski très honorable, du matos bien réglé, des sacs à dos pas trop lourds, et un split-boarder bien sympa qui sera la mascotte de notre groupe pendant deux jours ! Merci à Thierry de m'avoir confié la sortie, et à ce groupe top de l'avoir rendue si agréable: à bientôt !

Parés au départ, fait pas frais...
Un (tout petit) peu de buisson-skiing à la montée, pour le fun
Les filles en terminent et arrivent à la pause déjeuner
Au fond, un vieil ami qui m'impressionne toujours autant... 2001, si près, si loin...
Redescente, puis des kilomètres de plat dans le vallon des Etançons. Sourire pour tout le monde !
Arrivée au Chatelleret, où je n'avais encore jamais dormi
Lecture, jeux de cartes, boissons, l'aprèm se passe dans la bonne humeur
Bonne nuit, nous allons nous coucher... Bonne nuit, nous allons les...
Test des DVA le matin. Les nappes de brouillard bien épaisses alterneront avec les trouées pendant toute l'ascension...
Ca file droit, esaaaab !
Sa Majesté la Meije est pudique en ce jour...
Le L et Christophe arrivent au Promontoire
Le plus beau panorama du massif...
A la brèche, c'est Woodstock ! Frédi, emblématique gardien du Promontoire, a compté 85 personnes ce jour ! 
Pause chocolat-chaud-petit-LU de rigueur !
Retour sur le glacier: on chausse les crampons pour les 100 derniers mètres
Le groupe en termine avec les derniers mètres raides
Torché ! Kristina, Emmanuel dit "le Padawan", Yannick, Gilles, Cécile (un sacré numéro !), et Faustine ont vaincu ! Pendant ce temps, Christophe affûte son split devant un fondant au choc au refuge, le veinard !
Kristina, la plus française des Norvégiennes !
La Grave, le Chazelet
Descente efficace et bien gérée grâce aux 50m de Dyneema: c'est bon d'être light !
Du bon ski en haut, un poil lourd en bas du vallon
Dernier coup d'oeil dans le rétro...
Pour vous, Mesdames...
Le printemps (qui a dit l'été ?) s'installe en vallée
Déchaussage à la passerelle, une demi-heure de marche jusqu'à l'auto: raisonnable

2 commentaires:

  1. Super sympa le billet :)
    A bientôt

    RépondreSupprimer
  2. A bientôt, pour une coinche, on vous doit une revanche !

    RépondreSupprimer

C'est surfait ? C'est sous-coté ? Ramenez votre fraise !