Tour du Rateau: les conditions font le larron... marron !

J'ai un petit faible pour le vallon des Etançons, ce petit côté chaud et "sudiste" qui n'est pas sans me rappeler les rayons solaires Corses, le tout enveloppé dans un écrin de roc et de glace de part et d'autre, l'ensemble étant chapeauté par la reine Meije. Le tour du Rateau, réalisé aux 3/4 l'an passé avec Delphine dans le cadre de ma préparation au stage guide, s'était très bien déroulé, mais le retour par les Enfetchores avait été zappé pour cause de crash météo. A la place, on avait eu l'honneur de déblayer le Promontoire, dont c'était l'ouverture, et d'y passer une soirée mémorable. Pas pire !

De retour cette année à la journée avec l'ami Cédric, on part pour torcher l'affaire vite fait sans trop perdre de temps. Un rapide coup d'oeil sur le blog du Promontoire, tenu par les célèbres Frédi et Nath, suffit à me décider: "très bonnes conditions sur le tour de la Meije". Allez zou, ça peut pas être trop mauvais au Rateau, on y va !

Sauf que... le changement d'heure nous fait arriver un peu plus tôt, sauf que le vent souffle un peu plus que prévu, sauf qu'un mauvais voile nuageux empêche la Girose de décailler, sauf que les Enfetchores sont dégueulasses comme jamais. La prochaine fois, on passera des coups de fil... mais l'aventure, c'est aussi se contenter de peu d'infos et de découvrir sur le terrain l'état de la montagne. Entendons-nous bien, on a passé une excellente journée en haute montagne, on a juste skié du caca. Ca arrive !

Le plaisir de croiser quelques têtes connues en ces lieux magiques a rendu cette journée d'amitié avec Cédric fort agréable: Ju et Jonathan, deux BE escalade en mode alpinistes, Anne "la Blonde" et son ami Benjamin, jeune aspi, Frédi et Nath, indécrottables gardiens du Promontoire, et enfin Benj Gérard, BE et aspi qui tricote autour de la reine Meije pour les besoins d'un reportage presse écrite qu'il me tarde de lire !

Sourire de rigueur à la gare sup des Ruillants, avec Ju Chaussidon qui s'attaque en compagnie de Jonathan à la goulotte Allera-Pelatan au Rateau
Montée au col de la Girose: Cédric, tout sourire, reflète bien notre état d'esprit du jour: cool et contents d'être là
On vire les peaux et go !
Le couloir, bien Sud, est en béton et irrégulier. La faute à un mauvais voile nuageux, un peu trop de vent, et au changement d'heure: on désescalade sagement
Le L trace vers la brèche du Rateau
Une longueur plus délicate, négociée en solo. Ici Cédric à l'oeuvre
A la brèche, le soleil frappe désormais très fort
Couloir en mauvaises conditions, on skie mais ce n'est pas plaisant
Sa majesté, et le col du Pavé en bonnes conditions, lui !
Plus bas sous l'étroiture, ça redevient meilleur, l'ami Ced' se régale
Le pendant boisson du KFC: un bon Red Bull pour se requinquer !
Cédric n'en démord pas et suit la trace de Kosovar qui taille droit sur la moraine... Merci l'ami Benj pour cet exercice de style qui fracasse les mollets, moi je préfère tracer plus cool dans les combes, à mon grand âge...
Rencontre impromptue et qui fait bien plaisir: Anne la Blonde et son homme !
Passage éclair au Promontoire, faire la bise à Nath, saluer Frédi, et tirer la joue de ce coquinou de Benj Gérard qui s'offre un tour de la Meije 5 étoiles pendant qu'on bouffe de la croûte et du béton sur la boucle "soeur" au Rateau...
Le L, déguisé en missionnaire africain façon Tintin au Congo !
Un paysage dont on ne se lasse jamais...
Les 100 derniers mètres sous la brèche de la Meije sont en neige béton, mais bien tracés
Cédric dans les marches glacées et raides qui mènent à la brèche de la Meije 
Couleurs magnifiques, pas de vent: top ! Et une pensée pour Mat Plasteig avec qui je suis passé ici dans l'autre sens en 2004. 10 ans déjà que tu es parti l'ami, je pense à toi en franchissant cette brèche qui te plaisait tant...
Alles klar Herr Kommissar !
Ced' dans son activité préférée... ou pas: être mouliné à mach 12 !
Direction l'entrée des Enfetchores dans du carton à vomir !
Ilôts rocheux et glacés, méfiat...
On reste bien concentrés, la descente est piégeuse et on en bouffe sur 800m...
Quelques virages sautés façon années BLMS qui demandent la plus grande attention
La dernière écharpe en bas pour rejoindre les vallons classiques, on se lâche davantage
Couleurs magiques en fin de journée, en ligne de mire: Chalvachère. Ca sent l'écurie !
Les Enfetchores du 1er avril 2014: le plus mauvais ski depuis très longtemps !
Ca skie encore jusqu'à la grave moyennant 20m de déchaussage, mais il ne reste qu'une ligne et pour deux jours max à ce rythme
La Grave dans la douceur d'une fin de journée de printemps... et pourtant on va skier jusqu'en bas !

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