"Amandulina", un tesoru Curtinese...

La météo se dégrade en cette toute fin de septembre sur l'île et le projet d'une belle course à la Paglia Orba s'éloigne, les conditions ne sont décidément pas réunies. Sur les conseils de Cédric Specia, guide émérite, spécialiste insulaire en général et de son fief Cortenais en particulier, je m'oriente vers le Monte Leonardu, belle petite montagne de la Restonica qui présente quelques superbes escalades bien raides et pourtant faciles d'accès.

Le maître des lieux me suggère "Amandulina", une voie ouverte par l'équipe du PG "historique" des années 90. J'avais entendu parler de cet itinéraire et les envolées dithyrambiques de Cédric à son sujet ne font que renforcer mon envie d'aller poser mes doigts sur ce fabuleux caillou.

Nathalie, pour qui c'est la dernière journée de stage, va se régaler sur ce rocher en tout point grandiose, ces longueurs athlétiques mais prisues, cette ambiance "grise et automnale" de fin du monde que j'apprécie également de temps en temps. Un vrai régal, un équipement irréprochable, du 6 un peu physique et pas avare en bacholes dues aux formes magiques de la pierre. Voie fortement recommandée !

Première longueur grandiose sur des règles franches et du très beau caillou: un bon 6b athlétique, le ton est donné !
... mais avant cela, pianu pianu: il a bien plu cette nuit sur le Cortenais, la journée démarre lentement au café devant le journal à disserter sur le Tour de Corse !
Nath à R1, ça chauffe déjà les bras ! Next step: le 6c gazeux et teigneux de L2 !
Une vire coupe la voie en deux, la suite après 100m de marche
Magique longueur bien raide en 6a+ et truffée de règles au départ puis de bacs dès que le rocher vire du rouge au gris: du plaisir à l'état pur !
Vue sur la superbe proue sommitale en 6b, majeurissime !
Sommet du Monte Leonardu, un peu de corde courte après le dernier relais de la voie. Et la vue sur Corte, cerise sur le gateau !
Une de plus en moins ! Et de 6 grandes voies sur 7 jours de grimpe !
Deux rappels dans un environnement superbe...


Tout se déroule sur la face de gauche (rocher orangé), jusqu'à l'arrivée au bitard bien individualisé. Suivent deux longueurs dont l'exceptionnelle petite proue pour sortir au sommet de ce beau bout de montagne. Les longueurs sous la vire, les plus difficiles, sont ici invisibles.


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