Spenicazzia - "Candella di l'oru" (D+ - 200m)

Encore une journée de repos bien active dans cet océan de sorties professionnelles en canyon... Un peu d'escalade avec Virginie, Fabien et Eric, si possible, comme toujours pour les jours de repos, sur un sommet que je ne connais pas. 

Le sauvage vallon de Riviseccu correspond parfaitement à ces critères, et la voie "Candella di l'oru", abordable et non équipée, est idéalement adaptée aux "seconds" du jour, Eric et Virginie. Fabien et moi déroulerons sur le caillou (globelement) très bon de ce petit monolithe bien individualisé de la vallée de la Restonica.

Si les friends s'avèrent superflus, de grandes sangles sont par contre vivement conseillées... 

Les images...

Au loin, le monolithe de Spenicazzia. A droite, une (légère) erreur d'itinéraire à l'approche nous contraint à remonter un pierrier raide et du coup un tantinet pénible. 

L'arête venteuse, qui constitue la première partie de l'ascension, rallonge l'escalade mais on évolue à 15m max du couloir que l'on devine en contrebas ! A droite, Fabien en plein travail au relais.

A gauche, une belle dalle compacte. A droite, l'ambiance montagne de la paroi. Au loin, on devine la route de la Restonica.

Votre serviteur au coeur de la plus belle longueur (qui a dit la seule longueur ?) de l'itinéraire...

Le vent à décorner les boeufs (des rafales à +120km/h) ne semble pas porter atteinte à la bonne humeur de Fabien. A droite, depuis la niche qui abrite le relais, on distingueVirginie, suivie par Fabien, et Eric, encore au relais précédent.

Virginie et Fabien au relais confort dans la niche, pendant que le L s'en extrait pour rejoindre le sommet par une longueur de 5+. Ah bon ? Comme disait Afanassief, "cherchons encore, les anneaux à la main, le passage de 5+"...

Eric dans ses oeuvres !

Accolade aux limites supérieures de la camaraderie virile...

...ici un couple plus traditionnel. A droite, le L s'apprête à installer le premier rappel qui se coince facilement et qui est rendu d'autant plus compliqué par les très violentes bourrasques de vent qui pulsent la corde à l'horizontale...

Eric et Fabien en terminent avec les rappels. Avà andemu à manghjà in Corti !

Crédits photographiques - Romain de Lambert & Fabien Mullet.

Bucugnà - Canyon de la Richiusa

A l'occasion de la visite sur l'île d'un groupe d'amis, je m'offre une journée de repos... que faire ? Du canyon pardi ! Ailleurs qu'à Bavella cependant, et en électron libre autour du Jouy, guide de haute montagne tout fraîchement diplômé (il est encore entouré de cellophane et l'étiquette du prix est attachée à sa combi)... Ce dernier étrenne son nouveau statut en "faisant le BE" dans le très beau canyon du centre Corse qu'est la Richiusa. 

L'occasion de rendre visite à ce frère d'armes et à jouer, pour une fois, dans ces vasques et ces biefs superbes, sans la pression d'un groupe de clients à gérer...

Un magnifique petit canyon, à conseiller à tous !

Quelques images pour donner envie...

La Richiusa serpente sur fond de hauts sommets du centre Corse...


Le duo magique est de retour, cette fois, l'autre est en vacances et l'un travaille !

François négocie la mise à l'eau avec un premier toboggan qui donne le ton pour la suite: lu-dique !

Eric se fait plaisir dans un toboggan, pendant que Virignie fait péter la classe dans le rappel avec une belle Kordass jaune !

Air Lansb dans ses oeuvres avec un salto avant un poil technique dans cette vasque...

Au choix: toboggan pour Virginie, gros saut de 12m pour Fabien...

L'encaissement final, superbe ambiance !

Dans le toit, un beau 8a libéré par le très fort grimpeur Grenoblois Quentin Chastagnier en 2009. La falaise de la Richiusa est un excellent complément au petit canyon demi-journée !

Crédits photographiques - Romain de Lambert & Fabien Mullet.

Punta di a Vacca - "Patrimoniu" (TD- - 220m)

Une journée de repos au village, un petit canyon, puis de nouveau du repos: l'occasion de faire enfin cette classique qui manquait à mon palmarès dans ces superbes aiguilles de Bavella. Delphine est de passage dans la région et ne demande qu'à découvrir les parois du coin: ce sera "Patrimoniu" donc, encore un bijou signé Pierrot Clarac.

Du beau granite bien compact, un équipement intelligent mais parfois bien aéré, un cheminement logique et de grande classe: c'est une classique et l'on voit de suite pourquoi lorsqu'on se fait plaisir dans cette belle ligne: allez-y promener vos chaussons, vous ne le regretterez pas !

La suite en images...

Début de journée à Bavella... A droite, le socle SE de la Punta di a Vacca, où se trouve notre objectif...

Le L de retour sur le rocher depuis son accident... son poignet va bien mieux, merci pour lui ! A droite, l'espacement entre les points impose de se concentrer d'entrée, surtout quand on n'a pas grimpé depuis des mois...

Ah, Sulinzara et la côte orientale... rien de tel pour se sentir chez soi !

Delphine en autoportrait au relais puis en action !

Punta di l'Acellu et punta di l'Arghjettu vues de bien près !

Fin des difficultés, on remet les "baskés" et on file au sommet en se jouant des petits passages de 3: place au célèbre et incomparable poulet-salade de l'Auberge !

La saison commence fort: un groupe, un canyon, et un miracle !

Ca y est, le jour est enfin arrivé: le premier canyon de la saison, qui fait suite à une très longue interruption de travail (2 mois et demi d'arrêt suite à ce maudit scaphoïde)... Le premier saut, à 15m s'il vous plaît pour marquer le coup, a fait un bien fou, quel rafraîchissement !

Super groupe de jeunes adultes pour cette reprise tant attendue, une sortie qui aurait été parfaite si un accident on ne peut plus banal mais néanmoins très grave ne s'était produit une fois le canyon terminé: une touriste (non accompagnée par un professionnel s'entend) de presque 60 ans s'est mis un caramel monstrueux en dévalant une falaise de 10m, roulant boulant telle un rocher se désolidarisant de la paroi, tapant la tête dans un bruit écoeurant et s'échouant dans l'eau, inanimée... J'ai prévenu l'hélico pendant qu'une équipe d'internes en médecine que j'avais la chance de guider aujourd'hui ont pris la blessée en charge... merci à eux ! 

Au final probablement plus de peur que de mal et la victime a rapidement repris conscience, malgré de grosses douleurs et un choc énorme... S'en suivit une évacuation pas simple (montage de tyrolienne pour véhiculer la perche, treuillage héliporté délicat etc...) mais une grande leçon que, n'en doutons pas, les hordes de vacanciers parés à débouler sur l'île ne sauront malheureusement encore une fois pas retenir...

Prudence sur ces sentiers de montagne non aseptisés, pour que les vacances restent des vacances et pas le cauchemar de vies brisées par un accident tragique !

Pour finir sur une note plus gaie, quelques clichés choisis de ce retour aux affaires de votre serviteur !

Les premiers de la saison, champagne !

Un débit plus sympa que fin septembre, malgré une météo somme toute médiocre...

Les premiers sauts et glissades, dans une eau encore fraîche...

Les premières manips... avant la tyro de secours !

Bref, le canyon, c'est classe !

Verdon - sentier Martel

Deuxième promenade en deux jours pour cette fois s'attaquer à la partie "haute" du canyon, et terminer au niveau de là où nous avions commencé la veille. En clair, départ du couloir Samson par les tunnels, et arrivée au chalet de la Maline pour ce parcours du réputé "sentier Martel" version "physique". 

En effet, dans ce sens, le cheminement présente une dénivelée positive plus importante du fait qu'il faille remonter à la Maline. Léger inconvénient pour de multiples avantages: meilleure lumière, proximité de Rougon où nous logions, et surtout, surtout, absence totale de monde puisque la quasi totalité des marcheurs optent pour la version "facile". Du coup, on a pu profiter d'avantage du paysage et ne faire que croiser sans avoir à doubler les hordes de quadrupèdes octogénaires aussi à l'aise qu'une clé à molette sur un 100m papillon !

Quelques clichés malgré un ciel plutôt voilé...

La paroi du "Duc" en début de journée. Elle abrite entre autres "Série Limitée", superbe voie gravie en juin 2005.

Des strates et des plis caractéristiques du calcaire...

Vue depuis la brèche Imbert, au sommet des échelles...

Des escaliers parfois raides permettent de remonter un couloir terreux entre deux lames rocheuses...

Pause sandwich les pieds dans l'eau: pour y mettre autre chose, combi néop' obligatoire en cette saison !

Encore de belles baumes rive gauche peu avant de remonter vers la Maline en fin de parcours.